Le projet

Maryse Condé, universitaire et auteure majeure de la littérature des XXe et XXIe siècles, a fait don, à l’Université des Antilles, de deux tapuscrits originaux, Heramakhonon (1964) et Les Pharisiens (1962), ce dernier, inédit, n’a fait l’objet d’aucune publication préalable. En permettant leur conservation, leur communication, leur reproduction, leur diffusion et leur valorisation à titre gratuit, pour tout usage dans le cadre des activités patrimoniales, culturelles, pédagogiques et scientifiques de l’université, Maryse Condé a effectué un don à haute valeur symbolique en faveur de :

  • l’étude, la recherche et la valorisation de la littérature sur les territoires antillais

  • le rayonnement patrimonial, culturel et scientifique de la Guadeloupe et des Antilles.

Ce don à une institution garantit par ailleurs la conservation et la communication d’un patrimoine précieux.

L’Université des Antilles est investie depuis sa création dans l’enseignement et la recherche sur les littératures caribéennes. Le Service commun de la documentation acquiert et valorise des collections caribéennes depuis la genèse de ses services dans les années 1970. Aux 28 000 volumes imprimés, conservés dans les sept bibliothèques, se sont ajoutés, depuis 2009, des milliers de documents accessibles à tous sur internet, avec la création et le déploiement de la Bibliothèque numérique collaborative Manioc, pilotée par l’Université des Antilles. La création littéraire et artistique est un axe fondamental du développement des collections, inscrit dans les priorités du contrat de l’université pour la structure fédérative Manioc. L’engagement de l’université dans une démarche de valorisation de l’œuvre de Maryse Condé, prend appui sur le don exceptionnel qu’elle a souhaité faire à l’institution tout en s’inscrivant dans le prolongement des actions menées pour contribuer à la conservation et à la connaissance du patrimoine intellectuel de la Caraïbe avec une attention soutenue pour la Guadeloupe et la Martinique, territoires d’implantation de l’université. Elle pose la première pierre du projet « Écritures contemporaines Caraïbe-Amazonie ».